Centre d'exploitation et d'intervention du Puy en Velay (43)

- Lieu : Le Puy en Velay (43)

- Programme : Construction d'un centre d 'exploitation et d'intervention

- Maître d'ouvrage : Direction Régionale de l'Environnement de l'Aménagement et du Logement d'Auvergne 

- Maîtrise d'oeuvre: architecte mandataire : Atelier David Fargette, architecte associé : Archipente, architecte associé Dominique Molard, BET Structure : EGIS, BET Fluides : EGIS, économiste : EGIS, paysagiste : BigBang

- Mission : BASE + EXE + OPC

- Coût : 1 730 000€ HT

- Surface de plancher : 1 692m²

- Livraison : 2017

Aujourd’hui : le site, en entrée sud du Puy-en-Velay, est  un plateau basaltique, balayé par les vents venant du Sud et du Nord ; l’environnement est minéral, la végétation, rase, se cramponne au ras-du-sol. Demain : le contournement de la ville donnera à cet environnement protégé une échelle territoriale, la vitesse et le déplacement en seront alors des composantes essentielles. Entre les deux : le paysage, toujours remarquable.

Forts de ces caractéristiques, nous choisissons de souligner ce paysage. D’un côté, le projet s’implante le long du contournement et traduit par là son lien d’usage privilégié. Il s’implante en « tête » du terrain et s’ouvre au paysage au Nord et à l’Est. Les différents volumes s’organisent ensuite autour d’une cour centrale protégée des vents. Un bandeau pare-vent clôture l’ensemble et fait écho au tracé des murets alentours qui délimitent chaque parcelle. Le projet participe de la création d’un nouveau paysage.

Afin d’offrir une solution technique et d’usage des plus efficaces, les garages s’étirent sur 2 ensembles se faisant face selon une orientation Est-Ouest. Optimisant ainsi la surface de voirie lourde, ils offrent également la possibilité de les différencier (selon les utilisations au cours de l’année par exemple).  A l’Ouest, l’indépendance des trames de garage laisse la possibilité d’une future extension en utilisant la voirie déjà réalisée pour les stationnements des PL.  Le bâtiment à l’Est s’allonge quant à lui sur plus de 60m et accompagne le mouvement des véhicules lancés à toute vitesse. Les casiers à déchets, dissimulés dans le prolongement des garages n’entravent pas la perspective d’entrée.

Le bâtiment de l’administration est en lien direct avec les garages par la travée de l’atelier. Situé à l’accroche Nord du site, il marque, telle une vigie, l’entrée du Centre. Cette position en tête de proue offre aux espaces de réunion et de détente une vue imprenable sur le paysage tandis que les bureaux des chefs de centre et d’équipe bénéficient d’une vue directe sur l’entrée et l’intérieur de la cour. Accès poids-lourds et accès voiture sont différenciés : les véhicules légers stationnent à l’extérieur dans un espace paysagé.

L’abri à sel est le dernier volume qui ferme la cour de service aux vents du Sud. Sa situation à l’extrémité du Centre bénéficie de la topographie du terrain et permet  d’amoindrir son impact dans le paysage.  Le quai de chargement qui se développe à ses pieds est pensé dans un souci d’efficacité. Il présente un accès haut, d’où la mini-pelle chargera les saleuses montées sur les camions situés en contre-bas. Cette configuration, à proximité de la station saumure et des casiers à matériaux, offre un double usage du quai de chargement.

 

Le projet est principalement conçu en bois de pays avec ferrures et pointes inox dans l’idée de durer malgré la forte présence du sel sur le site. Le système poteaux-poutres des garages, reposant sur un dallage en béton armé, permet une flexibilité dans les évolutions de plans souhaités à l’avenir. Le bâtiment de l’administration, qui demande de moins grande portées, est quant à lui érigé selon une ossature bois traditionnelle. Un soubassement en béton de l’ensemble des bâtiments souligne, en écho aux murets pierres du site, la délimitation d’une nouvelle propriété.

La toiture zinc s’ouvre vers l’intérieur de la cour et se ferme aux vents. L’eau de pluie est récupérée pour la consommation de la station de lavage et pour l’arrosage automatique. Un bandeau de lumière en polycarbonate permet d’éclairer naturellement l’intérieur des ateliers, sans risque d’éblouissement, et diminue la consommation d’énergie du bâtiment.

© Atelier David Fargette au Puy en Velay

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